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Quelques
blessures courantes
1) La pubalgie (maladie d’homme ; rarissime chez la femme) : Maladie du footballeur
(il représente la majorité des cas), la pubalgie est caractérisée
par une douleur au pubis (entrejambe), pouvant s’étendre
jusqu’aux adducteurs. La douleur aux adducteurs est celle d’une
tendinite, semblable à une tendinite au tendon d’Achille
ou ailleurs ; la douleur au pubis est diffuse, peu précise, donne
une impression de fragilité (comme une fêlure), et est faite
d’élancements vifs et plus ou moins douloureux selon les
moments. Plus précisément,
la pubalgie est une affection douloureuse du pubis et des muscles et tendons
de la zone environnante. Elle est due à un surmenage sportif .
Un déséquilibre musculaire crée une sorte de friction,
un ensemble de micro-traumatismes responsable de la douleur. Cause : la zone pubienne,
et les tendons et muscles qui y sont associés, sont fortement soumis
à diverses pressions. Un footballeur frappe, tacle, lutte avec
les jambes en avant, court parfois de travers, prend des appuis exigeants…
Il est donc particulièrement susceptible de souffrir de cette zone
qu’il malmène allègrement. Il suffit pour cela d’un
déséquilibre de la musculature ou de la posture. Et alors,
la pression devient blessante. La pubalgie est une pathologie au fort risque de résurgence. Alors que le sportif croit être complètement guéri, la douleur réapparaît, des semaines ou des mois après. Pour éviter cela, il faut compenser le déséquilibre en cause. Semelle orthopédique, musculation de la zone déficiente, natation, diminueront le risque de rechute. 2) Les problèmes musculaires : a) La contracture - La contracture, comme son nom l’indique, est un muscle qui reste contracté.
Comment savoir s’il
s’agit d’une contracture ? Comment soigner une
contracture ? Comment prévenir
une contracture ? b) L’élongation - L’élongation est le résultat d’un effort trop important du muscle touché. Effort qui va au-delà des limites de contractilité, d’élasticité et d’extensibilité du muscle. Ce qui fait que le muscle en question est déchiré : une élongation est une petite déchirure. Comment savoir s’il
s’agit d’une élongation ? Comment soigner une
élongation ? Comment prévenir
l’élongation ? c) Le claquage - Le claquage est une déchirure musculaire avec saignement à l’endroit du claquage. Un muscle est composé de fibres musculaires. Lorsqu’il y a claquage, un certain nombre de ces fibres sont coupées. On distingue parfois la déchirure du claquage, car la déchirure peut arriver après un coup. Comment savoir s’il
s’agit d’un claquage ? Comment soigner un
claquage ? Comment prévenir
un claquage ? d) La rupture musculaire - La rupture musculaire, comme son nom l’indique, est une déchirure plus importante que le claquage : plusieurs faisceaux (ensembles) de fibres musculaires ou même toutes sont rompues. Comment savoir s’il
s’agit d’une rupture ? Comment soigner une
rupture ? Comment prévenir
la rupture musculaire ? 3) La tendinite : a) Définition Une tendinite est l’inflammation d’un tendon. Le tendon est un tissu fibreux. Il fait la liaison entre le muscle et l’os, et joue donc un rôle crucial dans la transmission de la force et la mise en mouvement des articulations. Le tendon est le relais de la puissance musculaire. b) Symtômes Les symptômes d’une tendinite sont clairs et facilitent le diagnostic. La sensation est celle d’avoir un élastique sur le point de se rompre, ou d’élancements douloureux. C’est une sorte de raideur. Quand il s’agit du tendon d’Achille, la douleur est située entre le talon et le mollet, verticalement. Pour une tendinite de l’épaule, la douleur se répand jusque dans le bras et l’avant-bras. La tendinite du poignet provoque une douleur qui est atténuée par la flexion des doigts. La tendinite des adducteurs est généralement liée à une pubalgie. Dans le cas de la tendinite, la douleur augmente avec la pratique du sport. Si on continue à courir avec une tendinite au tendon d’Achille, la douleur va augmenter progressivement jusqu’à devenir insupportable. Et en continuant quand même, en ignorant la douleur, on peut aller jusqu’à la rupture du tendon d’Achille ou de n’importe quel autre tendon endommagé. Et quand il y a rupture, soigner la blessure est plus long. c) Traitement Le repos, pris au bon moment, permet de se soigner assez vite (de quelques jours à une ou deux semaines au pire). Bien sûr, il ne s’agit pas de s’arrêter à la plus petite douleur. Tous les sportifs savent qu’à la reprise de l’entraînement ou lorsque la charge d’entraînement augmente, des petites (plus ou moins, des courbatures peuvent être vraiment douloureuses) douleurs apparaissent, pour la plupart sans gravité. Il faut attendre, dans le cas de la tendinite, que la douleur paraisse installée, ou que ça commence à « coincer ». La tendinite étant souvent provoquée par des mouvements répétitifs, il suffit parfois simplement de changer ses habitudes, d’éviter de faire les gestes responsables de la douleur pour que la tendinite disparaisse d’elle-même. Attention cependant à ne pas faire de mauvais mouvements pour compenser, car un nouveau déséquilibre créerait de nouvelles blessures. Il existe également des pommades, pour faire disparaître la douleur plus vite. d) Prévention Il semble difficile de supprimer les mouvements répétitifs lorsque l’on est un sportif : pour un footballeur ou un rugbyman, courir est un geste répétitif qu’il est impossible d’éviter. Alors, il faut essayer d’éviter des terrains trop durs, courir plutôt dans l’herbe que sur le goudron par exemple. Il vaut mieux utiliser des chaussures appropriées : changer vos chaussures à crampons contre des tennis pour aller courir est une question de bon sens. Surtout, ce qui permet d’éviter les tendinites, c’est la souplesse. La souplesse s’acquiert sur la longueur. Il faut s’étirer régulièrement, progressivement. Enfin, pensez également boire suffisamment d’eau, pas seulement lorsqu’il fait chaud. 4) Le ménisque : Le genou est un endroit fragile pour les sportifs, notamment au niveau des ménisques et des ligaments. Nombre de footballeurs ont ainsi dû être opérés du ménisque, et on leur a peut-être dit que c’était une opération classique, courante chez le footballeur. Certains vont même jusqu’à dire que tous les vrais footballeur y passent, ce qui est un peu exagéré. a) Symptômes de la lésion méniscale : - Ménisque interne : il y a deux cas différents, les lésions traumatiques et les lésions non traumatiques. Dans le cas des lésions traumatiques, la douleur apparaît lors de mouvements où le genou force (se relever de position accroupie par exemple). La douleur se situe sur la face intérieure du genou, et peut être accompagnée de blocage (provisoire) du genou. Le sportif blessé ressent brusquement une sensation de blocage lors d’un mouvement ; le blocage ne persiste en général pas mais cela empêche de pratiquer du sport et dans ce cas il vaut mieux en passer par une opération. Dans le cas d’une lésion non traumatique, la douleur apparaît progressivement, presque insensiblement. C’est une impression de frottement, comme s’il y avait un morceau d’os en trop. La douleur peut devenir petit à petit insupportable, ou aussi bien laisser un moment de répit avant de reparaître plus tard. La décision d’opérer est d’autant plus difficile à prendre, et le diagnostic à établir. Pour être sûr du diagnostic, on procède à une arthrographie : on injecte dans le genou un produit qui permet de « colorer » le ménisque et donc de le rendre visible sur la radio ; ou à une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). Ces deux méthodes permettent de confirmer en général infailliblement un diagnostic qui peut être incertain. - Ménisque externe : trois types de lésions pour le ménisque interne : lésion traumatique, malformations congénitales et kystes. La lésion traumatique du ménisque externe est rare. Cela peut arriver dans le cas d’une malformation congénitale (ménisque discoïde, cornes méniscales anormales, ménisques hyper mobiles). Les pressions exercées sur le genou peuvent provoquer un kyste au niveau du ménisque externe, auquel cas il faut opérer pour enlever le kyste. On peut repérer ce kyste par la présence d’une bosse, et également par la douleur, bien sûr, située sur le côté extérieur du genou. b) Opération du ménisque : - Meniscectomie : l’opération du ménisque interne est aujourd’hui une opération bien maîtrisée. On fait deux petits trous dans le genou, un pour la caméra, un pour retirer le morceau de ménisque cassé. Les trous sont tellement petits que les cicatrices sont ensuite quasiment invisibles (deux points de suture). Cette opération s’appelle la meniscectomie, et le principe en est très simple : on enlève la partie cassée du ménisque interne qui bloque le genou en se déplaçant, ou la partie fissurée qui provoque la douleur. On ne met rien pour remplacer le morceau absent. Le ménisque ne sert pas à rien mais n’est pas non plus indispensable, ce qui fait que l’on peut redevenir un sportif même de haut niveau avec un morceau de ménisque (ou le ménisque en entier) en moins. (Vous pouvez voir la vidéo de l’opération à l’adresse www.genou.com/meniscectomie.htm) - Suture méniscale : il existe une autre opération : la suture méniscale : on recoud, en quelque sorte. La suture méniscale est particulièrement indiquée lorsque le ligament croisé antérieur est touché car dans ce cas, il vaut mieux garder le ménisque entier. c) Conséquences de l’opération : - Guérison : la principale conséquence est que, en principe, le genou est guéri. Approximativement, il faut un mois à un mois et demi pour pouvoir reprendre le sport après l’opération. - Rééducation : ensuite, ce qui fait la différence entre les sportifs est la qualité de la rééducation. Un sportif de haut niveau très bien encadré ne rencontrera sans doute pas de problèmes post-opératoires, et pourra reprendre le sport en moins d’un mois. Alors qu’une rééducation insuffisante ou mal effectuée peut prolonger les douleurs longtemps, des mois voire des années après l’opération (sans toutefois empêcher de faire du sport), surtout si la personne opérée ne pratique pas le sport régulièrement. - Risques : y a-t-il
des risques à cette opération ? Enlever le ménisque
ou une partie du ménisque augmente le risque d’arthrose,
mais cela ne viendra que beaucoup d’années plus tard, et
cela aurait aussi pu venir sans qu’il y ait eu d’opération.
Dans tous les cas, cela n’est rien comparé à l’impossibilité
de faire du sport que provoque une lésion méniscale. Par
ailleurs, si le principe de l’opération est simple, son exécution
n’est pas évidente, et il vaut mieux s’adresser à
un médecin qui s’y connaît, un chirurgien du sport.
Le diagnostic sera plus rapide (alors qu’un médecin peu accoutumé
à ce genre de blessures peut diagnostiquer une entorse du genou,
par exemple, et ainsi faire perdre un temps précieux au sportif),
et l’opération moins risquée. En effet, si le chirurgien
manque de délicatesse, il peut endommager le cartilage. D’autre
part, si le sportif souffre également du ligament croisé
antérieur, l’opération peut se révéler
mauvaise, et aggraver la situation. Les
petits désagréments du sport
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