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Principales pathologies selon les sports

1) Aviron : il s’agit d’un sport inconfortable pour le dos. L’athlète reste assis longtemps dans la même position, et son effort, par l’intermédiaire des bras et des épaules, éprouve la résistance du dos ; de plus, il doit, avant et après l’effort sur l’eau, transporter son bateau. Les douleurs dorso-lombaires sont donc fréquentes : lumbago, sciatique, déchirure des muscles
dorsaux. Il n’y a pas vraiment de précautions à prendre, hormis de savoir s’arrêter quand la douleur est trop importante. Par ailleurs, comme tout sport lorsqu’il est pratiqué intensément, des tendinites sont possibles (épaule, poignet, coude). Une seule solution dans ce cas : le repos.

2) Basket-ball : les changements très rapides de direction et d’appui exposent en permanence le basketteur au risque d’entorse de la cheville. Ce qui le rend négligent quant aux petites entorses qu’il peut se faire. Pourtant, reprendre le sport sur une cheville qui n’est pas complètement guérie la fragilise, et les risques de rechute sont importants. Des entorses des doigts ou du poignet sont également fréquentes. Il n’y a pas de précaution à prendre : c’est impossible d’être concentré à 100 % tout le temps. Et il suffit d’un petit moment d’inattention pour se tordre une cheville ou un pouce. Le dos peut également être douloureux. A cause des multiples réceptions, il peut se produire une sorte de tassement du dos : pincement discal, sciatique, lumbago.

3) Boxe : la boxe, bien entendu, est un sport qui comporte certains dangers pour la santé. Toutefois, il faut savoir que le casque est obligatoire pour les boxeurs amateurs. Il n’empêche pas tout mais permet de limiter les dégâts. La plupart des risques de la boxe viennent du fait que les coups portent à la tête. Saignements ou fractures du nez, coquards, ouverture de l’arcade sourcilière sont des choses courantes dans la boxe. Plus rarement, on voit des fractures de la pommette, de la mâchoire. Un autre risque est le décollement de la rétine (la rétine, située au fond de l’œil, est indispensable à la vision) à cause de l’accumulation des coups. Pour éviter cela, une forte myopie (plus de 3.5 dioptries) est une contre-indication absolue pour la boxe. Autrement dit, c’est interdit de boxer avec une trop forte myopie car la rétine est fragilisée. Il faut noter qu’une rétine décollée se recolle ; un boxeur qui a dû se faire recoller la rétine ne peut plus faire de boxe ensuite (en France). Enfin, l’accumulation des coups peut provoquer de plus graves problèmes telles que des lésions cérébrales avec des conséquences sur les performances intellectuelles et la mémoire. Un boxeur « vieux », qui boxe depuis longtemps ou qui a subi de nombreux KO est particulièrement exposé à de graves complications.

4) Cyclisme : quiconque a pratiqué un peu le vélo, même en amateur, connaît le risque spécifique de ce sport : les douleurs provoquées par la selle. Les cyclistes professionnels doivent ainsi faire face au risque d’infection lorsqu’ils reprennent le vélo sur un abcès déjà existant. Il n’y a pas aucune échappatoire : si vous avez peur d’avoir mal, ne faites pas de cyclisme.
Des problèmes de tendons peuvent se trouver chez des cyclistes dont le vélo est mal réglé. Si vous n’avez pas de mécanicien personnel (ou un mécanicien dans votre équipe cycliste si vous en avez une), essayez de trouver la bonne position, en n’hésitant pas à avoir recours à un mécanicien indépendant si vous ne trouvez pas la solution tout seul.

5) Equitation : l’équitation n’expose pas particulièrement à de graves dangers, hormis en cas de chutes. Il peut y avoir des cas d’entorses de la cheville, du genou ou du poignet. Enfin, on dit que l’équitation est mauvaise pour le dos. Ce n’est vrai que si le dos était déjà douloureux et/ou abîmé, auquel cas l’équitation peut aggraver la situation.

6) Football : le footballeur doit souvent faire face à quatre types de blessure.
- Les lésions musculaires : élongation, claquage, déchirure. Pour les éviter, il faut bien s’échauffer, suffisamment longtemps. Cela ne suffit cependant pas toujours.
- Les entorses de la cheville ou, plus rarement, du genou. Difficiles à éviter lorsqu’elles ont provoquées par un choc avec l’adversaire, elles peuvent aussi se faire sur des mauvais terrains ou en cas de grande fatigue. Lorsque vous reprenez le foot après une entorse de la cheville, mettez une chevillère, pendant plusieurs mois s’il le faut. Cela diminuera fortement le risque de rechute.
- Le ménisque : nombreux sont les footballeurs qui ont dû subir une opération du ménisque. Cela s’explique par les chocs, par les terrains durs, et par les mouvements brusques qui font forcer le genou.
- Quasiment réservée aux footballeurs, la pubalgie. Tendinite des adducteurs, avec une douleur remontant dans l’entrejambe, la pubalgie est la conséquence d’un déséquilibre de puissance musculaire. C’est délicat à soigner et nécessite parfois une opération. Impossible à anticiper, la pubalgie peut, en outre, faire des retours fréquents chez un sportif qui se croyait guéri.

Par ailleurs, comme tous les sports, le football peut entraîner une tendinite (tendon d’Achille), souvent en période de préparation physique.

7) Golf : inutile de se moquer, sous ses apparences tranquilles, le golf peut aussi entraîner des blessures. Il existe même un golf-elbow. Il s’agit d’un tendinite du coude, différente de celle surnommée tennis-elbow (partie interne du coude au lieu de externe). Le golfeur peut aussi souffrir de tennis-elbow. Par ailleurs, le vaste mouvement d’épaules qui caractérise le swing peut entraîner douleur au dos, aux abdominaux, ou aux épaules.

8) Gymnastique : sans tenter de dissuader les parents d’inscrire leurs enfants en cours de gymnastique, il faut néanmoins les prévenir que c’est un sport potentiellement dangereux, qui nécessite un encadrement de qualité. Sport d’équilibre, la gymnastique est indissociable du risque de chute, et donc du risque de fractures et entorses. Chez l’enfant, la pratique de la gymnastique peut affecter les cartilages de croissance (genoux, pieds, vertèbres). Dans ce cas, l’arrêt du sport permet la guérison. La gymnastique est une discipline difficile, qui peut exposer au surentraînement. Lequel a pour conséquences un désintérêt général, de l’irritabilité, voire des insomnies. Plus grave, la gymnastique peut avoir des effets sur la taille, le poids, et provoquer des troubles de la puberté chez les filles (absence ou retard des règles), ce qui empêche la bonne calcification des os.

9) Handball : le handball, s’il n’était pas pratiqué par autant de filles, pourrait être considéré comme un sport « viril ». Le défi physique et les contacts entre joueurs sont constants, et pour jouer au handball, il ne faut pas avoir peur de se faire mal (ce qui est d’ailleurs le meilleur moyen de rester en bonne santé). Cependant, la pratique du handball ne doit pas être considérée comme dangereuse. Les blessures font aussi partie du sport. Alors, que risquent les handballeurs ? Les contacts directs avec les autres joueurs peuvent entraîner diverses plaies et bosses, en général douloureuses mais sans grande gravité. C’est plus grave lorsque l’œil est touché, mais c’est rare. Le handballeur fait beaucoup de déplacements rapides et courts, avec de brusques changements de direction. Ses articulations et ses muscles sont donc mis fortement à contribution : risques d’entorses (cheville très souvent, genou, doigts), de problèmes musculaires (élongation, claquage, déchirure, rupture), de tendinites (bras, épaules, genoux, éventuellement talon d’Achille).

10) Judo : le judo est le sport où l’on apprend à chuter, ce qui n’empêche pas que les principales blessures des judokas soient dues à des mauvaises chutes. Cela touche épaules, coudes, poignet, main, genoux, chevilles, orteils. Ce ne sont pas des blessures très graves, le judo n’est pas un sport dangereux bien que ce soit un sport de combat.

11) Lancers : les lancers sont caractérisés par la violence du geste. Aussi, en cas de mauvais mouvement, il est relativement facile de se blesser. Les principaux risques concernent le dos, à cause de la répétition d’un mouvement « tordu ». C’est pour cette raison que les lanceurs portent souvent une ceinture lombaire afin de se protéger la maintien. Néanmoins, ils ne peuvent pas toujours éviter une lombalgie ou une sciatique. Les tendons sont également, et pour les mêmes raisons, mis fortement à contribution. Conséquence : risques de tendinites de l’épaule, ou du poignet. Enfin, des lésions musculaires sont possibles dans ce qui constitue des zones à risque pour ce type de sport : cou, épaule, bras. Pour éviter des blessures importantes, récurrentes ou irrémédiables, prenez vos précautions : échauffez-vous bien, n’insistez pas sur une douleur (l’entraînement ne peut que faire empirer une tendinite, au risque d’aller jusqu’à la rupture du tendon), si une douleur réapparaît régulièrement, voyez avec votre entraîneur si il n’y a pas moyen d’améliorer sensiblement votre technique (ou de la changer) avant qu’il ne soit trop tard.

12) Natation : à part le risque de se noyer, il y a peu de danger à pratiquer la natation. L’immersion prolongée dans l’eau peut provoquer des otites (trop fréquenter les piscines en été peut avoir le même résultat). Les nageurs de haut niveau peuvent aussi avoir une exostose (tumeur de l’os), provoquée par le séjour prolongé dans l’eau, surtout si l’eau est froide. L’exostose s’opère bien, mais il faut compter ensuite plusieurs semaines avant de pouvoir retourner dans l’eau. Sinon, il faut accepter des troubles de l’audition. Il est possible de porter des bouchons de protection.
L’environnement liquide favorise la propagation des champignons, ou des verrues plantaires. Néanmoins, grâce à la douche, c’est rare et surtout sans gravité.

13) Plongée : la plongée est un sport dangereux dès lors que l’on ne respecte pas les consignes de prudence, c’est-à-dire notamment les paliers de décompression. Cela peut entraîner des démangeaisons, douleurs articulaires, embolie gazeuse, troubles de la vision, de la parole, épilepsie, paralysie, œdème aigu du poumon (risque mortel), infarctus du myocarde (risque mortel). Il peut aussi y avoir des problèmes d’oreilles, de sinus, des douleurs abdominales (colique du scaphandrier), des douleurs dentaires (faire un examen préalable), des contacts avec des animaux venimeux (combinaison). Précautions : bien suivre les consignes de ce qui connaissent le sujet, faire une visite médicale préalable, même pour de la plongée en amateur.

14) Randonnée : peut-on se blesser en faisant une randonnée ? A priori, il semble que non, mais il faut quand même respecter certaines précautions. Le principal danger (surtout en montagne), est la chute. Il faut donc éviter de se retrouver en situation de faiblesse car cela augmente la probabilité de chute : s’arrêter si on est trop fatigué, penser à emporter de quoi manger (et à boire) pour ne pas avoir de malaise. La blessure du randonneur, quasiment inévitable, est l’ampoule. Ce n’est pas grave, il suffit de faire attention à ce qu’elle ne s’infecte pas. Le mieux est d’emporter des pansements spéciaux pour ampoules, du coton et de l’alcool pour nettoyer si l’ampoule est percée. Enfin, lorsque l’on reste trop longtemps au soleil, il y a risque d’insolation et de coup de soleil, et le soleil de montagne, surtout en été, frappe fort. Pensez à prendre de la crème solaire et/ou un chapeau.

15) Rugby : le rugby est un sport dur, dans lequel il faut accepter de prendre des coups et les conséquences que cela peut avoir. Fractures du nez, du bras, de dents, plaies (arcade sourcilière notamment), pavillon de l’oreille déformé pour ceux qui sont en première ligne à la mêlée… Pour limiter les dégâts et ne pas être disgracieux avant l’âge, on peut porter un casque, un protège-dents, voire des épaulières semblables à ceux que portent les footballeurs américains.

16) Sauts : comme les lancers, les sauts sont des efforts brutaux, et les risques sont en partie similaires : lésions tendineuses (dans ce cas au niveau du genou, de la cheville ou du bassin), musculaires (muscles de la cuisse et du mollet), lombalgies. Par contre, les sciatiques sont rares. Précautions à prendre : échauffez-vous bien, n’insistez pas sur une douleur (l’entraînement ne peut que faire empirer une tendinite, au risque d’aller jusqu’à la rupture du tendon), si une douleur réapparaît régulièrement, voyez avec votre entraîneur si il n’y a pas moyen d’améliorer sensiblement votre technique (ou de la changer) avant qu’il ne soit trop tard.

17) Ski : qui dit danger du ski pense chutes. Il faut donc être prudent et porter un casque (l’usage du casque s’est beaucoup répandu). Comme toute discipline de montagne, il faut savoir s’arrêter quand on est trop fatigué, car les chutes peuvent alors être très sévères. Une pathologie fréquente du ski est l’entorse du genou, parfois graves lorsque cela touche aux ligaments croisés.
Enfin, ne pas oublier de porter des lunettes de soleil de qualité ; sinon, risque de lésions oculaires, à cause du reflet du soleil sur la neige.

18) Sport automobile : le sport automobile ne provoque pas vraiment de blessures récurrentes. Son principal risque est celui d’accident. Ce sport demandant une vigilance absolue en course, la fatigue est un élément à prendre particulièrement en compte lors de la préparation. Cela vaut pour les pilotes comme pour les mécaniciens, tous soumis à un rythme et des contraintes (chaleur…) éprouvantes.

19) Sports de glace : les sports de glace n’ont pas de pathologies spécifiques, hormis la fracture de fatigue du tibia (périostite). Des tendinites sont possibles, ainsi que des fractures dues à des chutes. La prudence permet de réduire les risques.

20) Sports de raquettes : pour la badminton ou le tennis, l’effort portant sur un seul bras, la colonne vertébrale peut se ressentir de cette position de travers (sport dit « asymétrique »). Pour éviter cela, l’idéal serait de ne plus jouer dès que la fatigue est trop importante. Néanmoins, c’est difficile à apprécier ; sans fatigue, pas de progrès. En outre, une mauvaise attitude peut être prise même sans être fatigué.
Mais les principales pathologies sont autres : le fameux tennis-elbow, et le moins connu tennis-leg. Le tennis-elbow est une tendinite du coude, le tennis-leg un claquage du mollet. Des tendinites des épaules ou du poignet sont également fréquentes, à cause de l’effort répétitif. Les nombreux changements de direction, prises d’appui et rotations sollicitent fortement les articulations, notamment le genou et la cheville, pouvant provoquer lésion méniscale ou entorse. Les tendinites ne sont pas un problème grave : il suffit de prendre du repos pour qu’elles disparaissent. Il est en revanche difficile de les anticiper. Quant aux entorses, elles se font souvent lorsque le joueur est fatigué, et que son appui n’est pas complètement assuré.

21) Squash : le squash est un sport violent, que l’on peut pratiquer plus pour se défouler que pour jouer. Cependant, les dangers sont finalement limités. La salle étant petite, les déplacements sont courts, ce ne sont parfois que des ajustements (si l’on est un joueur moyen ou au contraire très bon). Aussi, les problèmes musculaires ne sont pas aussi fréquents que dans d’autres sports tels que le rugby ou le tennis. Les blessures les plus courantes sont les entorses de la cheville, et des coups à la tête (parfois sur l’œil) à cause de la vitesse et du fait que les joueurs partagent le même terrain et peuvent donc facilement se rentrer dedans. En revanche, les accidents cardio-vasculaires sont rares, bien que ce soit un sport très éprouvant.

22) Volley-ball : le volley-ball, sans être un sport « cool », n’est pas un sport qui comporte de nombreux risques pour la santé. Bien sûr, tous ceux qui y ont joué se rappelleront les petites brûlures qu’ils se sont faites lors de chutes (brûlures que l’on peut éviter en portant des protections aux genoux ou aux coudes), ou ces ampoules dues à des chaussures inadaptées. Mais il faut vraiment le pratiquer intensivement pour que le volley-ball puisse provoquer des blessures plus graves. Dans ce cas, des douleurs de dos peuvent apparaître, au niveau des lombaires (en bas du dos), à cause du sol dur et de la répétition des sauts et déplacements brusques. Pour les mêmes raisons, le volley-ball peut entraîner des problèmes aux genoux ou aux chevilles (entorses le plus souvent). Enfin, le volley-ball est fait de contacts parfois violents entre le ballon et la main (lorsqu’il s’agit de contrer un smatch, d’en faire un, de servir…), et cela peut entraîner des problèmes aux doigts (entorses, fractures).

Les petits désagréments du sport
Principales pathologies selon les sports
Quelques blessures courantes

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