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Diabète
et sport
1) Description : a) Symptômes Les symptômes du diabète sont la fatigue, qui peut parfois se manifester par des faiblesses musculaires (des jambes qui ne portent plus, un bras difficile à lever…), la faim, la soif, associée à un besoin d’uriner fréquemment, parfois une perte de poids, une cicatrisation lente, difficulté de concentration. b) Description médicale Le diabète
est une présence trop importante de glucose (sucre) dans le sang.
Le glucose a besoin d’insuline (une hormone fabriquée par
le pancréas, glande située près de l’estomac)
pour passer du sang aux cellules, afin de pouvoir être utilisé
par ces cellules. Une personne diabétique manque d’insuline. - Diabète de type 1, ou diabète insulino-dépendant (DID) : le diabète de type 1 apparaît le plus souvent chez des personnes jeunes (jusqu’à 35-40 ans). Dans ce type de diabète, le pancréas de la personne malade ne fabrique plus du tout d’insuline. Et pour cause : les cellules bêta (cellules ß) qui, dans le pancréas, fabrique l’insuline, ont été détruites par le système immunitaire du malade. Le système immunitaire est normalement ce qui permet à chacun de lutter contre les maladies. On n’explique pas, pour le moment, ce rejet des cellules ß par le corps. En tous cas, une chose est sûre : plus de cellules ß, plus d’insuline, donc plus de moyen pour le glucose de passer du sang aux cellules, donc trop de glucose dans le sang et pas assez dans les cellules ; bref, le diabète. Ce type de diabète représente 10% des diabétiques. - Diabète de type 2, ou diabète non insulino-dépendant (DNID) : ce diabète apparaît généralement plus tard, à partir de 40 ans. Dans ce type de diabète, la fabrication d’insuline ne s’arrête pas complètement, mais en partie seulement. De plus, les cellules sont moins sensibles à l’insuline : donc, il faut plus d’insuline pour faire passer autant de glucose du sang aux cellules. Plusieurs causes pour ce type de diabète : facteur héréditaire, embonpoint, manque d’activité. - Diabète de type 3 : ce diabète est un peu particulier et rare. Dans ce cas, le pancréas est attaqué par une autre maladie et ne peut donc plus produire d’insuline (ou moins). La maladie responsable peut être une pancréatite, une maladie génétique (héréditaire), une allergie ou autre. 2) Traitement du diabète et pratique sportive : a) Bienfaits du sport sur le diabète Pour un diabétique
de type 2, le sport a trois effets positifs : Pour un diabétique de type 1, faire du sport demande plus de précautions. Les bienfaits sur le diabète sont moindres, mas le sport apporte au diabétique de type 1 ce qu’il peut apporter à n’importe qui : bien-être moral, endurance, force, meilleur cœur. b) Gestion de l’insuline Chez une personne
non diabétique, le sport fait diminuer la quantité d’insuline
fabriquée par le corps. Donc, une personne diabétique qui
a des injections d’insuline (ou une pompe à insuline) doit
penser à adapter la quantité d’insuline qu’elle
s’injecte en fonction de l’effort qu’elle va fournir.
Si l’effort n’est pas important ni long, ce n’est pas
la peine de changer la quantité d’insuline injectée.
En revanche, si l’effort va être important et/ou long, il
faudra diminuer la quantité d’insuline injectée. Ajustement de l’insuline pour l’activité physique (ajuster l’insuline qui a le plus d’effet (basal ou bolus) durant l’exercice en utilisant ces directives) :
* Intensité
de l'exercice: Il faut faire attention aussi au type d’insuline : il doit correspondre au moment de l’activité sportive. Il existe de l’insuline à durée d’action ultra rapide, de l’insuline à durée d’action rapide, de l’insuline à durée d’action intermédiaire et de l’insuline à durée d’action lente.
Un diabétique qui fait du sport doit être très attentif à contrôler sa glycémie, c’est-à-dire sa proportion de sucre dans le sang. Avant de faire du
sport, contrôlez votre glycémie : Il se peut qu’une séance de sport, commencée avec une glycémie normale, se termine avec une glycémie plus élevée. Cela est dû au stress du sport. La fameuse adrénaline, mais aussi le cortisol (une autre hormone), les hormones de croissance sont produites par ce stress. Or, ces hormones ont un effet hyperglycémiant, c’est-à-dire qu’elles augmentent la proportion de glucose dans le sang, pendant une à deux heures. Mais cet effet se dissipera vite et il faut garder la même attitude que d’habitude après le sport : diminuer l’insuline et manger plus le soir si l’effort a été important. d) Dépenses énergétiques de chaque sport
e) Alimentation du sportif diabétique Le diabète se manifestant soit par hyperglycémie (trop de glucose – de sucre – dans le sang), soit par hypoglycémie (pas assez de glucose dans le sang, l’alimentation est très importante. Elle contribue à l’équilibre glycémique, c’est-à-dire à ce qu’il y ait suffisamment de glucose dans le sang mais pas trop. Comment s’alimenter
? Avant le sport : Pendant le repas précédent
l’activité sportive, on peut manger plus de sucres lents.
C’est un principe qui est valable pour tous les sportifs, et aussi
pour les diabétiques. Pendant le sport : Mais en général, pour un sportif non diabétique et encore plus pour un sportif diabétique, c’est pendant le sport qu’il faudra veiller à ne pas être sous-alimenté. Pour ça, il faut boire régulièrement, soit de l’eau sucrée, soit, encore mieux, du jus de fruits (toutes les 15-20 minutes). Si l’effort est long, on peut prendre un fruit ou une barre de céréales à l’occasion d’une pause (au bout de 30-45 minutes, voire 1h). Après le sport : Pour un diabétique, l’alimentation après le sport est particulièrement importante, surtout si c’est avant d’aller se coucher : cela évite d’être réveillé par de l’hypoglycémie. Après un petit effort (un quart d’heure ou une demi-heure), un petit goûter suffit : une barre de céréales, ou un fruit, ou quelques biscuits… Après un effort plus long (une à deux heures), le diabétique peut aller jusqu’à prendre un petit sandwich (50g). Après un effort long (plusieurs heures), il faut prendre un vrai sandwich (100g), plus un fruit, bref : presque un repas. Le repas du soir, si l’on a eu du sport pendant la journée, doit être riche en sucres lents. 3) Exemples de gestion du diabète pour un sportif : a) Exemple d’un match de football débutant à 16H (deux mi-temps) : 1. Le matin, diminuez votre dose d’insuline intermédiaire de 2 unités (si vous avez 2 injections par jour).
6. A 19H : diminuez votre dose d’insuline rapide de 2 unités, mangez 40g de féculents supplémentaires (ou 1 tranche de pain). 7. A 22H : refaites une glycémie : si elle est < 0,80g/l, collation supplémentaire de 20g de glucides. (source : www.diabete-france.web-fr.com) b) Conseils généraux tirés de l’étude « Physical Activity and Pump Therapy », Clinique de Joslin, juin 2000 à septembre 2002 : Exercices de courte
durée : Exercices de durée
moyenne : Exercices de longe
durée et haute intensité : Sports et activités
récréatives : 4) Risques d’être diabétique : a) Hérédité du diabète Diabète de
type 1 : Diabète de
type 2 : Quand la probabilité
est grande, le plus simple est de procéder à un test sanguin
pour être sûr, surtout quand l’enfant commence à
faie du sport. Ou sinon, au moins être attentif aux symptômes.
b) Personnes qui risquent d’avoir un diabète de type 2 : - Ceux qui ont des
personnes diabétiques dans leur famille proche 5) Lune de miel : Dans le cas d’un
diabète de type 1, il y a parfois, au début du traitement,
un « miracle ». Les besoins d’insuline sont moins importants
et parfois même, les doses d’insuline peuvent être réduites
à zéro pour un temps. Pour un temps seulement, car ce n’est
pas une vraie guérison. Dans un diabète de type 1, le système
immunitaire du malade détruit les cellules du pancréas (cellules
ß) qui fabriquent l’insuline. Mais il arrive qu’elles
ne soient pas encore toutes détruites, et qu’une partie ne
soit qu’arrêtée à cause de la glycémie
qui est trop importante. Dans ce cas, le traitement fait diminuer la glycémie
et les cellules ? qui ne sont pas détruites se remettent à
fonctionner. Cela n’est pas une vraie guérison : les cellules
finiront par être détruites quand même. Ce n’est
qu’une fausse joie. Asthme
et sport
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