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Alimentation pour chaque phase de la compétition

Phase de pré-compétition
Le but est de garder la forme obtenue et de s’efforcer d’accroître le glycogène musculaire.
Pour cela il suffit d’adopter un régime dissocié :

1) Régime spaghettis :
phase 1 : durant trois jours (les premiers jours de la semaine pour une épreuve qui se déroulera le dimanche) adopter une alimentation hypoglucidique accompagné d’un exercice intense afin d’épuiser le glycogène des muscles et d’accroître leurs besoins.
phase 2 : durant les trois derniers jours, adopter une alimentation hyperglucidique à base de céréales, de riz, de pâtes et de sucres rapides, associée à une diminution d’entraînement la veille de l’épreuve.

2) Régime scandinave :
phase 1 : pendant trois jours, épuisement des réserves glycogéniques par un exercice intense associé à une suppression des glucides. La nutrition est alors lipidique et protidique, ce qui implique l’apparition, au troisième jour, de fatigue et d’une formation d’acétone.
phase 2 : les trois jours restants, nutrition glucidique (sucres lents et rapides) associée à une diminution de l’entraînement.
Ce régime dissocié ne doit pas être renouvelé souvent, il est appliqué en particulier aux coureurs "moyens" qui ne participent qu’à une ou deux épreuves par an. De plus, il est déconseillé dans les deux ou trois derniers jours, d’avoir une alimentation riche en fibres. Il est préférable d’adopter un régime pauvre en résidus et sans excès de graisse ni de viande.
Deux à trois heures avant l’effort, prendre un repas normal enrichi en glucides, à base de riz, de pommes de terre ou de légumes secs et éviter les graisses de digestion plus lente. Les sucres rapides sont à proscrire juste avant l’effort car ils déclenchent une sécrétion d’insuline qui favorise l’hypoglycémie.

Il est conseillé de manger des fruits secs avant et pendant l’effort afin de maintenir son niveau de potassium. Si l’on a tendance a beaucoup transpirer, il faut compenser les pertes en sodium en consommant un peu de sel marin. Cela permet d’éviter l’apparition de crampes, de fatigue, de malaise ou de chute de tension.

Pendant l’effort :
Il est indispensable de boire pendant l’effort, il est recommandé de boire 1 à 2 verres d’eau par quart d’heure. Il faut aussi avoir un apport glucidique entre 25 à 60 grammes par heure.

Après l’effort :
Pour compenser les pertes en eau, il faut boire abondamment. Les pertes en glycogène sont tout aussi importantes, c’est pour cela qu’il faut en reconstituer des réserves en consommant 50 grammes de glucides dans les deux heures suivant l’arrêt de l’activité physique. Si l’effort a été intense et de courte durée.

Régime de récupération
Un tel régime vise à réhydrater l’organisme, à lutter contre l’acidose résultant de l’entraînement, et à éliminer les déchets. Dans un second temps, il permettra de rattraper les pertes en minéraux et de reconstruire le stock hépatique et musculaire de glycogène.

Boire dès la fin de l’épreuve. Les boissons gazeuses bicarbonatées (du type Vichy ou Badoit) et un demi-litre d’eau faiblement sucrée (fructose, glucose) sont fortement recommandées. Dans l’heure qui suit l’effort, il convient de boire un tiers à un demi-litre de lait écrémé. Il faut aussi continuer de boire de l’eau minérale jusqu’à l’heure du repas. Les boissons diurétiques telles que le thé ou la bière aident à l’élimination urinaire des déchets mais peuvent provoquer une déshydratation. Elles sont donc à déconseiller durant les premières heures si la déshydratation excède 2% du poids du corps.
La perte liquidienne en litre lors d’un effort physique peut dépasser les 3 litres en fonction de la distance parcourue :

Distance parcourue
Perte en litre (minimum)
Perte en litre (maximum)
5 km
0,5
0,7
8 km
0,6
0,9
10 km
0,8
1
15 km
1,1
1,2
30 km
1,2
2
50 km
2,5
3,5

Le premier repas suivant l’effort doit être maigre, allégé en lipides (les graisses cuites sont à bannir), allégé en protéines et à base de potage de légume, peu salé, un plat de riz ou de pâtes, accessoirement des crudités sous forme de salade, du pain grillé ou des biscottes de beurre, du fromage ou un fruit frais.
Le jour suivant la compétition, l’apport calorique doit être de 2300 ou 2500 kcal, principalement composé de crudités, de légumes, de pâtes, de fruits, le tout réparti en quatre fois.
Deux jours après, il est préconisé d’adopter une ration journalière de 4500 à 5000 calories.
Ce n’est qu’au troisième jour que le régime habituel d’entraînement peut être pris de nouveau.

Pourquoi faut-il adopter un régime alimentaire spécial lorsque l’on fait du sport ?
Une alimentation équilibrée
Alimentation énergisante
Une alimentation particulière
Alimentation pour chaque phase de la compétition
Conseils aux sportifs : comment couvrir vos besoins ?
Quelques exemples de menu

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